Chapitre un : Calice de mon meilleure ennemie
- Non ce n’est pas possible ! Il doit bien exister une autre solution ! Parrain aide moi !
- J’ai bien peur qu’il n’existe aucune solution, sauf évidement, celle que je viens de te donner…
- Et si je le tue ! Il est dangereux après tout !
- Monsieur Malefoy, j’ai bien peur que vous ne compreniez pas la situation, Harry n’a pas eu le choix ! Il l’a fait pour vous sauver !
- Vous êtes sur ?
En disant cela, je tourne la tête vers le dénommé Harry qui fait de l’œil à la secrétaire du ministre. Il se leva et sourit à pleine dent, laissant voir ses deux canines.
Harry Potter en vampire était une idée bien bizarre. Quand, pour la première fois, je l’ai appris j’en fus assez surpris, mais à présent que je suis devenu son… son calice, c’est une autre histoire !
Jamais je ne servirais de repas à ce… cet hybride !
- POTTER !!! hurla le professeur Snape.
Harry lâcha la pauvre secrétaire trop éblouie pour savoir réellement ce qui allait lui arriver !
- Désolé, répondit-il. Mais j’ai faim ! Cela fait trois jours ! Minauda-t-il, Hé Dray, viens un peu par ici !
- Tu peux toujours courir saint Potter ! Moi vivant cela n’arrivera jamais !
- Ne parle pas trop vite ! Si tu veux mourir tu n’as qu’à me le demander !
Qu’entend-il par la ? S’il s’imagine que j’ai peur de ses futiles menaces il se met la baguette dans l’œil ! Je suis un sorcier accompli !
Je m’apprête à lui répondre quand une autre personne pénètre dans la pièce.
- Hermione ! lance alors Harry, j’ai faim et Drago ne veut pas me nourrir ! dit-il en lui faisant les yeux doux.
- Assois-toi Harry ! l’interrompit-elle sans ménagement.
Elle remonte dans mon estime ! Un petit peu…
- Voici mon rapport sur les vampires et leurs pouvoirs.
- Il n’y a rien à faire ? Par pitié pour une fois dans ta vie, prouve-moi que tu es la meilleure et je le reconnaîtrais publiquement !
- Désolée Malefoy, mais je ne peux absolument rien faire pour toi ! Ni personne d’ailleurs !
- Je suis maudit jusqu'au ventricule de dragon de ma baguette !
- Vous n’êtes pas obligé de vous laisser vous mordre, il faut juste que vous donniez votre sang.
- Bon ! Je lui file un peu de sang une fois par semaine et on n’en parle plus alors !
- La mission des Calices est bien plus profonde ! répliqua Snape
- Mais parrain ! Je ne veux rien avoir à faire avec Potter !
- Je le sais Drago, mais nous ne pouvons rien faire !
- J’ai faim ! Minauda Harry avec une petite moue qui aurait fait fondre un boursouflet.
- Il est vraiment ingérable quand il a faim ! Pire que Ron… dit Hermione d’un ton presque maternel.
- Au fait, c’est quoi ces airs d’amoureux transits ?
- Quand un vampire à faim ses instincts et ses pouvoirs reprennent le dessus…
- Ses pouvoirs ?
- Et bien, le vampire émet une sorte d’onde qui charme ses futures victimes, ainsi les humains ne peuvent plus rien lui refuser… En temps normal, Harry contrôle ses pouvoirs mais en ce moment, il a…
- Faim ! Oui j’ai vraiment faim !
- Oui Harry je sais, et donc ses instincts de prédateur reprennent le dessus… c’est pour cette raison qu’il est si…
- Beau, à croquer, adorable, remarquable, gracieux, étonnant, extraordinaire et potentiellement mort d’inanition !
Maintenant que Drago comprenait le pourquoi de ces étranges sensations, il se sentait mieux. Pendant un instant, une pensée lui avait traversée l’esprit… une pensée horrible ! « Qu’est ce qu’il est mignon ! » Jamais il n’aurait pu associer Potter et mignon dans une même phrase ! Mais heureusement c’était juste des « ondes vampirique » … que c’était rassurant !
Drago trop absorbé par ses pensées fut contraint de retomber sur terre face à quatre paires d’yeux posés sur lui. La première, celle de Severus, dégoûté ; la deuxième, celle du ministre, gêné ; la troisième, Granger, désolée. Mais la quatrième était… sexy !
- Potter arrête ça !!!
- Je voulais juste te montrer mes talents en tant que charmeurs de serpents ! me répond-il ! Cela ne te plait pas ?
Je remarque alors que son regard vert a viré au rouge sans que je ne m’en rende compte. Ce n’est (pas) plus très sexy, mais plutôt effrayant.
- Il va vraiment devenir intenable ! commenta Hermione.
Une lumière se fit alors dans mon esprit !
- Il faut que je… ici… C’est absolument nécessaire ?
- Nous n’avons pas vraiment le choix… siffla Rogue.
- Il risque d’attaquer les gens… se justifia le ministre.
- Et il s’en voudra tellement, termina Hermione sans le lâcher des yeux.
« Sans vous mettre la pression Monsieur Malefoy » qu’il disait « vous n’êtes pas obliger de vous faire mordre ! » qu’il disait !
- Cela n’arrivera qu’une fois… me lâche mon parrain.
- Je peux alors ? sourit joyeusement Harry qui sautait presque de joie.
- Un peu de contenance Potter ! et profite bien car ça sera la seule fois que tu me mordras ! au fait ça fait mal ?
- Tu as peur ? ne t’inquiète pas, je ne laisserais personne te faire du mal !
- Il n’est pas gêner de dire ça lui ?
Mais Potter m’attrape et me colle à lui.
- Ne t’inquiète pas, tu ne sentiras rien du tout. J’y veillerais.
Je sens alors ses lèvres qui se posent délicatement sur mon cou. Sa langue qui me lèche doucement l’endroit où, quelques secondes plus tard, ses crocs se plantent.
J’aurais put intervenir, protester, soupirer, faire une mine dégoûtée si la moindre parcelle de mon corps n’avait été paralysée.
Sans doute son don vampirique.
Je constate alors qu’il n’a pas menti, je n’ai pas mal… au contraire, c’est presque… orgasmique. Enfin, n’allait pas tout de suite vous faire des idées ! Je ne suis pas attiré par Potter, mais en ce moment il m’hypnotise ! Cela doit faire partie de ses dons.
- Potter, reprenez-vous !
Potter, prend son temps mais finit par s’arrêter. Il lèche une seconde fois mon cou et s’assied calmement sur un des fauteuils.
- Bien maintenant que les détails sont réglés, je vais vous laisser repartir vers votre nouvelle résidence Monsieur Malefoy…
- Quelle belle manière de me congédier ! répondis-je en me levant.
Je ne prends pas la peine de serrer la main qu’il me tend et prends une bonne poignée de poudre de cheminette.
- Quel est le nom que porte ton taudis ?
Il s’avance vers moi et plonge son regard redevenu émeraude dans le mien. A son tour il se sert de poudre et prononce distinctement :
- Manoir Potter.
Et il disparaît dans un déluge de flamme.
- Quelle originalité ! ricanai-je.
Je m’apprête à rejoindre le vampire quand une main se pose sur mon épaule.
- Je pense que cela pourrait t’être utile ! me dit Hermione en me tendant son rapport.
Retenant l’envie de lui dire merci, je lui lance juste un petit regard plein de clémence et me décide à gagner ma nouvelle demeure.





